Passion Vin, le Blog de Jean-François B.

Grâce à son expérience incomparable de la Bourgogne et de ses domaines,
Jean-François Bouchard est reconnu comme l'un des grands spécialistes des vins de Bourgogne.

jeudi 5 novembre 2009

Histoires de "Frères Bio"

Je ne fais pas du « bio » une religion, mais je dis ce que je goûte de bon en Bourgogne. Récemment, j’ai redécouvert deux excellents domaines, l’un en Mâconnais, l’autre en Côte de Beaune, qui ont la particularité d’être codirigés chacun par deux frères dynamiques et entreprenants et qui sont tous les deux en « conversion » vers des vins « bio » :


Domaine de la Croix Senaillet  
Ce domaine de 22 ha situés sur le versant oriental des roches de Solutré et Vergisson est dirigé depuis 1990 par deux jeunes frères Richard (40 ans) et Stéphane (38 ans) Martin.
Le domaine est partisan de l’agriculture biologique. Les deux frères ont cessé les traitements systématiques de précaution à cadence régulière contre toutes les maladies. Aujourd’hui, ce sont des traitements « à minima » pour entretenir une vigne saine en respectant la faune et la flore. Chaque parcelle de vignes est suivie individuellement : un tableau géant résume la conduite du vignoble ; d’un côté, les 49 travaux prévisionnels de la vigne sur l’année, de l’autre les 52 parcelles du domaine. L’itinéraire technique de chaque parcelle est ainsi établi.


Le Saint-Véran 2008 est un superbe exemple d’un vin frais, fruité et élégant au nez, et montrant une belle ampleur au palais, pour un prix accessible.

 

 

 

Domaine Lucien Muzard

Le domaine couvre 16 ha répartis principalement sur Santenay, mais il vinifie également des appellations réputées comme :
Chassagne-Montrachet,
Puligny-Montrachet,
Corton-Charlemagne,
Pommard,
Volnay.



Les deux frères Claude et Hervé Muzard en assurent conjointement la direction et sont eux aussi en phase de conversion biologique.

J’ai retenu deux vins :

Santenay »Champ Claude » blanc 2008 : vin ample et riche, récolté à partir de raisins à superbe maturité.
Santenay 1er cru Maladière rouge 2008 : montrant une très belle robe, un nez frais et racé, et des tanins bien intégrés.

 

 

mercredi 28 octobre 2009

Vente des hospices de Beaune 2009

La 149ième Vente aux enchères des vins des célèbres Hospices de Beaune aura lieu le dimanche 15 novembre prochain.

799 pièces de vins de la nouvelle récolte 2009 (une pièce = 228 litres) seront mises aux enchères par Christie’s : 654 pièces de rouges et 145 pièces de blancs parmi les crus les plus réputés de la Bourgogne, notamment des crus de Beaune, Corton, Corton-Charlemagne, Pommard, Savigny-les-Beaune, Volnay, Meursault, Pouilly-Fuissé.  Le domaine des Hospices s’est constitué au fil des années grâce à des donations de vignobles pour atteindre une cinquantaine d’hectares. Les revenus de la Vente sont affectés aux investissements des services hospitaliers et à l’entretien du patrimoine historique.

Hospices 2009En effet, un hôpital moderne fonctionne maintenant depuis 1971, mais la fondation de l’Hôtel-Dieu remonte à 1443, quand Nicolas Rolin, Chancelier du Duc de Bourgogne et son épouse Guigonne de Salins, décidèrent de pourvoir « à l’habitation des pauvres malades ».

Après plus de deux ans de travaux, la toiture en ardoise vient d'être rénovée: dés le premier rayon de soleil, les décors en feuilles d'or ornant le dessus des lucarnes ressortent magifiquement sur le gris de l'ardoise . Pour les amateurs d’art, il faut visiter ce monument devenu un musée remarquable par son architecture et le célèbre polyptique du peintre primitif flamand Roger Van der Weyden : « Le Jugement Dernier ».

Le soir de la Vente, un grand dîner aux chandelles aura lieu dans le vieux bastion des Hospices : ces joyeuses agapes constituent ce qu’on appelle les « Trois Glorieuses » qui débutent avec le Chapître des Chevaliers du Tastevin le samedi soir et finissent avec la « Paulée » de Meursault le lundi à midi.

 

 

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samedi 8 novembre 2008

Vente des hospices de Beaune 2008

La 148ième Vente aux enchères des vins des célèbres Hospices de Beaune aura lieu le 16 novembre prochain.

544 pièces de vins de la nouvelle récolte 2008 (une pièce = 228 litres) seront mises aux enchères par Christie’s : 450 pièces de rouges et 94 pièces de blancs parmi les crus les plus réputés de la Bourgogne, notamment des crus de Beaune, Corton, Corton-Charlemagne, Pommard, Savigny-les-Beaune, Volnay, Meursault, Pouilly-Fuissé. Hospices de Beaune Le domaine des Hospices s’est constitué au fil des années grâce à des donations de vignobles pour atteindre une cinquantaine d’hectares. Les revenus de la Vente sont affectés aux investissements des services hospitaliers et à l’entretien du patrimoine historique.

En effet, un hôpital moderne fonctionne maintenant depuis 1971, mais la fondation de l’Hôtel-Dieu remonte à 1443, quand Nicolas Rolin, Chancelier du Duc de Bourgogne et son épouse Guigonne de Salins, décidèrent de pourvoir « à l’habitation des pauvres malades ».

Pour les amateurs d’art, il faut visiter ce monument devenu un musée remarquable par son architecture et le célèbre polyptique du peintre primitif flamand Roger Van der Weyden : « Le Jugement Dernier ».

Le soir de la Vente, un grand dîner aux chandelles aura lieu dans le vieux bastion des Hospices : ces joyeuses agapes constituent ce qu’on appelle les « Trois Glorieuses » qui débutent avec le Chapître des Chevaliers du Tastevin le samedi soir et finissent avec la « Paulée » de Meursault le lundi à midi.

mercredi 24 septembre 2008

Lecture du Spécial Vins – Le Point du 11 Septembre 2008

J’ai noté quelques phrases d’un entretien sur l’olfaction dans la dégustation, avec le Professeur Jean-Didier Vincent , neuro-biologiste : «Elle (l’olfaction) est en prise directe avec la mémoire, liée à une émotion, à un souvenir précis. Mais en même temps, c’est le sens le moins sémantisé, celui qui ne dispose pas d’un vocabulaire précis. On a besoin de métaphores pour décrire ce qu’on sent, et ces métaphores se trouvent dans la mémoire, ce sont des souvenirs et des émotions. Parfois, le langage du vin, quand il est exagéré devient grotesque, mais le vocabulaire est nécessaire. Un vin, ça se boit à deux, donc on parle, on échange et on a par conséquent besoin des mots et des métaphores. C’est cela qui est curieux: l’olfaction est le sens le plus bavard et le plus dépourvu de vocabulaire propre.»

Je vous propose de passer aux travaux pratiques et d’oser dire, en faisant appel à vos souvenirs, ce que vous ressentez quand vous dégusterez un bon vin de Bourgogne ou d’ailleurs.

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